Juger l’autre, c’est porter un jugement sur soi

Après avoir lu cet article : « Je suis mince, ouin pis? Revenons-en! » de Julie Rochon, ça m’a fait réfléchir sur  le jugement. http://mamanboulotdodo.com/2016/07/mince-ouin-pis-revenons-en/

S’ajoute à ceci,  toute la polémique ayant entouré le cas de Safia Nolin, qui m’a fait réfléchir davantage sur le jugement …

Dans son texte, Julie exprime le fait qu’elle se fait souvent passer des remarques sur le fait qu’elle soit mince, du genre : « Tu manges juste ça? Coudonc, es-tu anorexique? »

« Ben là, on est à veille de plus te voir! », alors qu’elle a plus moins de contrôle sur son poids.

Que ce soit par effort, parce qu’on s’efforce de bien manger ou simplement notre génétique qui nous rend minces, il n’est pas rare d’entendre des commentaires déplaisants, qui sont probablement le résultat d’une certaine envie ou jalousie.  Nous ne dirions jamais à une personne qui fait de l’embonpoint : « tu devrais te prendre une salade, plutôt qu’une poutine !  » Bien non, parce que nous ne voulons pas la blesser et nous n’avons aucune idée de son chemin de vie et de ses conditions. Il va de même pour la personne mince, laisser vivre chaque femme comme elle le désire.

C’est un peu la même chose pour les femmes qui ont une voiture luxueuse, qui gagne bien leur vie, nous entendons souvent : «elle doit avoir un chum riche» ou «elle travaille beaucoup et ne voit même pas ses enfants grandir».

Je pense que chacun est libre de choisir la vie qu’il veut vivre et comme il l’entend. L’important, c’est d’être en accord avec nos choix et de le faire pour soi-même et non pour les autres.

Décider d’être maman à la maison ou de travailler 60h par semaine peut importe, l’enfant doit sentir que ses parents sont heureux et s’épanouissent dans leur choix de vie.

Ce ne sont là, que quelques exemples parmi tant de jugement dans notre société.

Je me suis interrogée sur le jugement et questionnée sur les motivations et raisons qui poussent les gens à juger l’autre. Voici quelques points qui peuvent motiver le jugement chez l’être humain :

  • Par peur d’être jugé : le jugement rapide des autres peut être un système d’autodéfense par peur d’être soi-même jugé.
  • Par perfectionnisme: ici, on parle du perfectionniste négatif pour qui rien n’est jamais assez bien, autant en ce qui le concerne qu’en ce qui concerne ceux qui l’entourent.
  • Par réaction aux jugements parentaux : L’enfant qui s’est fait dévaloriser par ses parents tout au long de sa vie réserve en général le même sort aux autres. Ils ont eu des remarques telles que : “Tu ne fais jamais rien de bien” », et ils auront tendance à répéter cette façon d’être.
  • Par manque d’amour et/ou de confiance en soi : L’action de juger l’autre a pour effet chez certains de se donner de la valeur face aux autres ou encore face à lui-même.

Mais alors, qui je juge quand je juge ?

Vous !

Juger l’autre, c’est porter un jugement sur soi. Car vous en dites plus sur vous-même que sur l’autre. « Unetelle ne travaille pas assez » permet de justifier que l’on travaille plus que de raison, etc. C’est un mécanisme identitaire très simple : l’autre fait ou pense « mal », il est différent de moi, donc je fais ou pense « bien ». Et son pendant : l’autre fait ou pense « bien », je suis pareil, donc je fais ou pense « bien ». C’est extrêmement bénéfique ! À court terme, évidemment. – Citation de Norbet Chatillon –

À partir du moment où l’on comprend ce qui nous pousse à juger parmi les points nommés ci-haut, il devient plus facile d’être conscient de notre action de jugement et ainsi porter une attention particulière sur ceux-ci, afin d’éviter de blesser certaines personnes.

PAR DAPHNÉ signature gris

 

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2017-02-18T19:11:17+00:00